Comprendre le schéma de la communication selon Jakobson nous permet de mieux décortiquer les mécanismes derrière chaque échange. Ce modèle communicationnel, élaboré dans les années 1960 par le linguiste Roman Jakobson, met en lumière six éléments essentiels qui structurent toute interaction verbale ou écrite : le destinateur, le destinataire, le message, le contexte, le code et le canal de communication. Chacun de ces éléments correspond à une fonction du langage distincte, qu’il s’agisse d’exprimer une émotion, d’informer, d’influencer ou de vérifier la communication elle-même.
Le schéma de Jakobson présente plusieurs atouts pour :
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- Analyser les différentes dimensions qui influencent un échange.
- Détecter les éventuels obstacles à la communication efficace.
- Appliquer des principes clairs dans l’enseignement, la publicité ou les médias.
Nous allons explorer en profondeur chaque composante du modèle, illustrer son fonctionnement à travers des exemples concrets et mettre en lumière ses nombreuses applications pratiques.
Table des matières
Roman Jakobson et l’émergence d’un modèle communicationnel structurant
Roman Jakobson, linguiste russe actif entre le début et la fin du XXe siècle, a marqué la théorie du langage par ses travaux en phonologie et analyse du discours. Son objectif a été d’élaborer une structure universelle afin d’éclairer la circulation des messages entre les individus, indépendamment du contexte ou de la forme de communication. Ce modèle, publié dans les années 1960, propose une vision systémique où chaque élément interagit pour créer une communication cohérente.
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Jakobson s’inspire notamment des travaux antérieurs de Karl Bühler, mais enrichit le modèle en introduisant six fonctions du langage au lieu de trois, apportant ainsi une analyse fine des échanges complexes que nous observons dans notre quotidien et dans les pratiques professionnelles en 2026.
Les six éléments clés du schéma de la communication selon Jakobson
Le cœur du modèle repose sur six composantes indispensables :
| Élément | Rôle dans la communication | Exemple concret |
|---|---|---|
| Destinateur | Émetteur du message | Une personne envoyant un SMS |
| Destinataire | Récepteur du message | Le contact recevant le SMS |
| Message | Contenu communiqué | Texte écrit dans le SMS |
| Contexte | Situation ou cadre référentiel | Un rendez-vous prévu à 14h |
| Code | Système de signes ou langue utilisée | Français, emojis, abréviations |
| Canal | Moyen de transmission | Application WhatsApp, appel téléphonique |
Ce cadre structurel s’applique parfaitement à toute interaction, qu’il s’agisse de discussions informelles, de campagnes publicitaires ou encore d’interventions pédagogiques.
Le schéma de Jakobson en action : un message WhatsApp comme exemple
Pour comprendre l’utilité du schéma, imaginons un échange classique via WhatsApp. La personne qui écrit est le destinateur, tandis que celle qui reçoit le message est le destinataire. Le message pourrait être la phrase « Je pars dans 10 minutes ». Ce message s’inscrit dans un contexte partagé, par exemple un rendez-vous imminent. La langue et les symboles employés constituent le code, ici le français, éventuellement associé à des emojis. Enfin, le canal est la plateforme WhatsApp qui permet la transmission.
Une erreur dans l’un de ces éléments, comme un mauvais choix de code ou un contexte mal compris, peut entraver l’échange. Ce modèle nous guide pour identifier ces failles et optimiser la communication, que ce soit dans le travail ou dans la vie quotidienne.
Les six fonctions du langage correspondant aux éléments du modèle
Chaque composante du schéma correspond à une fonction précise du langage :
- Fonction référentielle : liée au contexte, elle transmet une information factuelle. Exemple : « Il fait 25 degrés dehors ».
- Fonction expressive : centrée sur le destinateur, elle révèle une émotion ou un état d’esprit telle que, « Je suis fatigué ».
- Fonction conative : adressée au destinataire, elle vise à influencer ou commander, comme dans « Fermez la fenêtre ».
- Fonction phatique : concerne le canal, elle sert à établir ou maintenir le contact. Exemple : « Allô, vous m’entendez ? ».
- Fonction métalinguistique : porte sur le code, elle aide à clarifier ou expliquer le langage utilisé, telles que les questions « Que signifie ce mot ? ».
- Fonction poétique : dédiée au message lui-même, cette fonction valorise la forme du message, notamment dans les slogans publicitaires ou les jeux de mots.
Ces fonctions montrent que la communication dépasse la simple transmission d’information. Elle est aussi un vecteur d’émotions, de persuasion et de vérification, que nous retrouvons dans les médias, les cours ou les stratégies marketing.
Application pratique : analyser efficacement vos échanges en communication
Dans la sphère professionnelle, maîtriser le schéma de Jakobson donne un avantage certain pour décoder, produire ou améliorer un message. Par exemple, dans une campagne publicitaire, le destinateur (l’annonceur) utilise la fonction poétique et conative pour séduire et inciter à l’action le destinataire (le consommateur). Le choix du canal (télévision, réseaux sociaux) et du code (langage visuel ou verbal) se fait alors avec minutie.
Pour les formateurs et enseignants, expliquer cette structure aide les apprenants à comprendre le rôle de chaque élément dans la communication, rendant l’apprentissage plus concret et dynamique. Ceux intéressés par les métiers de la communication peuvent ainsi approfondir leur compréhension via des formations adaptées, comme celles présentées sur les matières enseignées en BTS Communication ou bien s’orienter vers des cursus de trois ans pour un savoir approfondi, consultables sur des formations communication sur trois ans.
Pourquoi ce modèle communicationnel reste un incontournable en 2026
Le temps n’a pas diminué la pertinence du schéma de la communication de Jakobson. Au contraire, face à la multiplication des canaux numériques et des modalités d’échange, ce cadre reste une référence pour analyser la qualité et l’efficacité d’un message. Il permet d’identifier clairement où se situent les dysfonctionnements potentiels, par exemple dans une communication de crise, sujet auquel on peut se référer sur des exemples concrets de communication en situation de crise.
L’évolution des pratiques en 2026 exige de plus en plus une maîtrise fine du langage, de la construction du message et du canal utilisé. Grâce à ce modèle, il est possible d’adapter ses stratégies pour renforcer l’impact des échanges, qu’ils soient interpersonnels ou médiatisés par les technologies.
Chez nous, la compréhension profonde de ces mécanismes permet d’aborder la communication avec assurance et méthode, essentielle aussi bien à l’échelle individuelle que collective.



